I ♥ Coney

Lors d’un de mes séjours à New York, le 1er en été, le pote qui m’héberge me suggère de profiter du beau temps pour aller à la plage, à Coney Island. Moi comme un con, je ne savais même pas qu’il y avait une plage à NY… A quelques stations de métro du Brooklyn où je résidais, en plus.
Et là je découvre Coney, que mon inconscient imprégné d’images de cinéma connaissant très bien en fait. Le charme opère immédiatement.
Très popu, beaucoup plus que Manhattan, la plage attire principalement des jeunes et des familles, surtout latinos et afro-americains…
Ça n’engage que moi, mais je considère que tout New York est baignée d’une indéniable aura aphrodisiaque. Celle-ci explose littéralement en été, et Coney en est un épicentre éclatant. Bien que je ne sois jamais allé à Rio, j’imagine qu’ici se déploie le même genre de phénomènes que sur les plages d’Ipanema et de Copacabana. A savoir, si en centre ville la compétition qui fait rage possède une puissante composante économique, sur la plage les origines sociales sont éclipsées et ce sont des assauts de sensualité qui se déchaînent (manifestation du fameux domaine étendu de la lutte).
Tout cela est parfaitement saisi par les clichés de Joe Szabo, pris à Jones Beach, une autre plage en bordure de New York: http://photosofteenagers.com/jonesphotos.html
C’est donc dans ce climat de douce chaleur diffuse, sourire au lèvre, smoothie mangue fraîche/glace pilée à la main, que je flâne, sur la ponton en teck qui longe la plage depuis Coney jusqu’à Brighton Beach.
Et c’est là, en plein milieu de la promenade que je suis attiré comme un aimant par les vibrations d’un méchant sound system autour duquel se déhanchent en maillot, une vingtaine de danseuses et danseurs, pour la plupart latinos. Mon sourire s’accentue encore un peu plus.
Et je me dis que je connais ce son (trop bon), que le DJ est en train de balancer. “Damn! c’est quoi!!?!” Je lui ai même pas demandé, je ne sais même plus pourquoi…
Bref, enfin le fait est que le truc m’est resté dans la tête. Et en bon digger obsessionnel, je l’ai recherché comme un taré… Après quelques semaines de quête, dont je vous passe le récit, je l’ai enfin retrouvé.
Et le voici, en 2 versions. Le producteur Osunlade n’est pas loin.